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FORMATION PROFESSIONNELLE : La 3ème promotion du Centre « Muso Jigi » baptisée Soïbou Mariko

Placée sous le haut parrainage de M. Soïbou Mariko, la cérémonie de sortie de la 3ème promotion du Centre de formation Muso Jigi de Markala a eu lieu ce samedi 16 juillet 2022.

Telle une récompense de son engagement en faveur de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, cettepromotion a porté son choix sur M. Mariko.

Elles sont 55 récipiendaires à recevoir leurs certificats en transformation agro-alimentaire, coupe et couture et en teinture.

Cet événement, riche en couleur, a enregistré la participation des autorités administratives et politiques de Ségou, les légitimités traditionnelles et religieuses de Markala et le représentant du ministre de la Promotion de la Femme.

Pour la circonstance, M. Soïbou Mariko a exprimétoute sa reconnaissance pour l’honneur qui lui a été fait non seulement de parrainer le présent évènement,  mais aussi pour le fait que cette promotion porte son nom.

« C’est avec un réel plaisir et une légitime fierté que je prends la parole ce matin ici dans cette ville historique et légendaire de Markala, à l’occasion de la sortie de 3èmepromotion du centre de formation Muso Jigi.

En effet, quand j’ai été saisi par correspondance de la volonté des apprenantes et des responsables de ce centre de baptiser cette promotion au nom de ma modeste personne, je n’ai pas hésité à donner mon accord.

Je le considère comme un privilège, j’en mesure la portée et je vous en remercie très sincèrement.
Ma réponse ne pouvait être autre, car, je suis sensible à tout ce qui concerne les questions de promotion ou d’autonomisation des femmes d’une part, et, d’autre part, parmi mes références dans la vie, il y a feu Professeur Abdou Karim Traoré dit Diop, médecin, homme de lettres, homme de culture qui a tout donné à Markala, j’allais dire au Mali et à l’Afrique », a-t-il déclaré.

Soibou MARIKO
Natif de Doïla et Inspecteur des Services Économiques, sortant de l’IPR de Katibougou, Soibou MARIKO est Directeur des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) du Mali, depuis le mercredi 28 Avril 2021.

Crédit photo © Boub’s SiDiBÉ, PhotoJournaliste.
+d’info sur https://www.boubs.xyz

Pour M. Mariko, la femme est la mère de l’humanité. Ce qui lui fera dire qu’être au service de la promotion de la femme, c’est être au service de l’humanité. D’où la mobilisation des autorités administratives et politiques aux niveaux national et régional pour cette cérémonie d’une importance capitale. Une occasion pour lui de saluer la présence du  chef de cabinet du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, qui a donné un éclat particulier au présent évènement.
S’adressant aux 55 récipiendaires, Soïbou Mariko a été  on ne peut plus clair:  » Cette journée marque, dit-il, le début de votre entrée dans une nouvelle phase de votre vie et je voudrais vous adresser mes sincères et chaleureuses félicitations.

Je ne doute pas que vous disposez désormais des capacités, des compétences et des qualifications nouvelles pour promouvoir vos activités et, à terme, assurer votre autonomie.

Je vous invite à faire preuve de courage davantage, d’être organisé dans votre travail, de veiller sur la qualité de vos produits et prestations, tout en respectant vos engagements avec les potentiels clients et partenaires.C’est à ce prix que vous serez de bons professionnels dans vos domaines respectifs ».

Pour joindre l’utile à l’agréable, le parrain de la présente promotion annoncera certaines contributions afin de promouvoir le Centre. Il s’agit, entre autres, de la dotation du Centre en matériels informatiques avec connexion à internet, afin de faciliter l’échange avec le reste du monde ; d’assurer la participation du Centre à une foire dans un pays de la sous-région avec au moins trois participants ; de trouver des partenaires pour assurer l’approvisionnement du Centre en matières premières pendant une campagne de production.

M. Mariko a conclu ses propos en formulant des vœux pour le retour de la paix et la stabilité au Mali.

Oumar KONATE

LA NON PRISE EN COMPTE DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE AU CONCOURS DE LA FONCTION PUBLIQUE : au Mali y-a-t-il des citoyens de seconde zone ?

Le concours de la fonction publique qui est organisée au Mali chaque année devrait permettre aux citoyens de tenter leur chance, selon leurs catégories, mais depuis l’année dernière les détenteurs du diplôme de licence professionnelle sont discriminés, car leur précieux sésame n’est pas reconnu par l’Etat. Donc ils sont privés du concours de la fonction publique. Le seul responsable de cette discrimination est l’Etat. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment dans un pays il peut y avoir d »e citoyens de première zone et ceux de seconde zone ?  Pour rappel c’est ce genre d’injustice qui forme le lit des futures révolutions, car au regard de la Constitution tous les citoyens d’un même pays sont égaux en droits et en devoirs. Donc il revient au gouvernement malien de corriger très rapidement ce dysfonctionnement et cette injustice en mettant tous les citoyens dans leurs droits. Il doit  adapter le système éducatif aux réalités et aux besoins d’emploi, mais il est inconcevable que des citoyens consacrent d’énormes efforts à avoir leurs diplômes et que l’Etat ne leur permette pas de jouir de leurs droits de participer aux concours.

Pour en savoir davantage et pouvoir mieux comprendre la situation nous nous sommes rapprochés au chef de département Russe de la faculté des lettres et des sciences du langage Ibrahim Maïga. Le premier responsable du département a commencé par nous poser la question de savoir si la licence est un diplôme permettant d’avoir accès au marché de l’emploi, en d’autres termes ce diplôme pourrait-il être utilisé comme produits sur le marché de la consommation ? Si tel est le cas l’Etat aurait dû prendre des mesures pour classer la licence parmi les diplômes généralistes n’ayant pas de valeur permettant d’avoir accès au marché de l’emploi. Sinon l’Etat étant le premier employeur a le devoir d’assister tous les citoyens et de pouvoir leur donner de l’emploi. Donc les détenteurs de licence LMD (Licence, Master et Doctorat) doivent être autorisés à se présenter au concours d’entrée à la fonction publique.    La question que l’on doit se poser est celle de savoir si nous n’avons pas commis l’erreur de nous engager dans le system LMD sans pour autant analyser tous les contours de ce system, a martelé le chef du département. M. Maïga de rappeler qu’en tant que professeur il n’était pas de leur devoir de dire aux étudiants qu’a la fin leur licence ne sera pas consommable sur le marché de l’emploi. Notre devoir se limiter seulement à leur  formation afin qu’ils puissent être des cadres et grands licenciers. Il revient  à l’Etat et aux entreprises privées de les employer. L’Etat a le devoir de garantir la fiabilité de ce diplôme, car souvent il nous revient que même les entreprises privées doutent de leur qualité et  constatent que le diplôme ne pas valable. Pour le chef de département  la balle est dans le camp des autorités en général et du    ministères de tutelle qui doit répondre du  pourquoi nous sommes rentrés dans un system dont nous savons pertinemment que nous ne maitrisions pas tous les contours ? Le système LMD pose des sérieux problèmes, alors qu’il a marché ailleurs.   le ministre de l’enseignement supérieur et l’Etat sont interpellés afin qu’ils donnent un contenu à ce système est qu’ils l’adoptent à la réalité du marché de l’emploi. Seule la volonté politique pourrait permettre de sortir de cette situation.

En conclusion :  Le Mali était-il prêt à aller au système LMD ? Les détenteurs de la licence ont d’énormes difficultés. Donc il revient à l’Etat de parer au plus pressé en résolvant cette équation. Elle est aujourd’hui un gros caillou dans les chaussures du gouvernement.

Bintou Napo