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Boucadary Doumbia, DGCC : «Il n’y a aucun risque de pénurie durant le ramadan »

A quelques encablures du mois de Ramadan, les autorités, à travers le Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, rassurent de la disponibilité des stocks de denrées de première nécessité.

« Malgré l’embargo et les crises sécuritaire et sanitaire, le Mali est suffisamment et régulièrement ravitaillé », a rassuré le DG, lors de la 1ère édition du Café de presse qu’il a eue avec les hommes de médias, ce vendredi 25 mars.

Sur le thème : ‘’Le suivi de l’approvisionnement du marché malien’’, cette rencontre a tenu toutes ses promesses.   Elle vient à point nommé car le pays est à un pâté du mois de ramadan. Mois saint par excellence dans la religion musulmane au cours duquel les dépenses sont d’habitude plus denses et la demande augmente, le Ramadan a toujours été un mois d’inquiétude. Surtout en cette période où le Mali traverse une crise politico-sécuritaire et sanitaire.

Dans les échanges, le directeur général Boucadary Doumbia a tenu à rassurer la population malienne que nonobstant les difficultés, il n’y aura pas de rupture de stock pendant le Ramadan. « Tout est sous contrôle », ajoute-t-il.

Pour lui, la volonté manifeste du gouvernement à faire face aux souffrances des Maliens a permis de maintenir les prix des denrées de première nécessité relativement bas par rapport à ceux de la sous-région. « Nous avons les meilleurs prix que même ceux-là qui ont voulu nous asphyxier en nous imposant des sanctions injustes et illégales ».   Avant d’ajouter : « L’embargo a eu un effet marginal sur le prix des produits de première nécessité au Mali ». Car pour lui, au contraire, c’est le coronavirus qui a bouleversé le marché mondial. Et pour le cas malien, le cumul du Covid-19 et l’insécurité a amené la baisse de l’offre sur les marchés ruraux, les coûts de transport intérieur, le ralentissement des activités industrielles (facteurs endogène). A cela s’ajoutent l’augmentation de fret et d’assurance, les restrictions de l’offre mondiale, la pression sur la demande des matières premières, la crise de l’offre et la demande (Facteur exogène).

A en croire le DG Doumbia, c’est en ayant la capacité de trouver un dénouement à ces problèmes que le Mali a pu contenir l’effet de l’embargo.

Dans son exposé, le directeur général a évoqué la disponibilité des denrées de première nécessité. Avant de souligner que d’énormes efforts sont faits par le gouvernement pour assurer l’approvisionnement à travers la production nationale et l’importation. En effet, sur le plan de la production nationale, le gouvernement adopte des politiques et stratégies nationales pour accompagner les producteurs pour plus de production. Ce qu’il faut savoir, selon lui, c’est que l’Etat ne produit pas. Par contre, il finance la recherche, la formation et la vulgarisation pour booster la production.

« Entre l’accessibilité et la production, l’Etat a opté pour la libéralisation. Alors, il n’a aucune pression sur la fixation des prix », confie-t-il.

Par rapport aux importations, il a fait savoir que cela ressort également de la responsabilité du secteur privé. « L’Etat s’est désengagé à ce niveau aussi. Pour laisser place aux entreprises de négoce qui analysent tous les frais avant de payer un produit à l’étranger. L’Etat n’interfère pas dans ce travail », signale-t-il. Toutefois, le rôle de l’Etat est de jouer le facilitateur, rendre le commerce transfrontalier (importation et exportation) plus rapide, moins cher et plus prévisible, tout en garantissant sa sécurité.

Quant au rôle de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, son premier responsable rappelle que c’est la surveillance multilatérale qui se fait d’ailleurs tous les jours.

Mayon principal de la mise en application de la politique du ministère du Commerce et de la Concurrence, la Dgcc s’assure de l’accessibilité du produit et du respect des textes dans le domaine. « Une fois disponible, il faut permettre à la population d’avoir le produit. Nous faisons en sorte de garantir la transparence dans la transaction commerciale, en imposant le respect des textes législatifs et règlementaires en matière de commerce, concurrence, pratique commerciale frauduleuse, protection des consommateurs », affirme-t-il.

Au-delà de la régulation, il a le suivi du marché. Une disposition a été mise en place par la Dgcc qui passe forcément par la collecte et l’analyse des données sur les stocks et les prix, le suivi de l’effectivité des prix plafonnés qui ressort de la responsabilité de la brigade de surveillance entre autres.

Abdrahamane Baba Kouyaté

BOUCARY DOUMBIA, DGCC : «Le Mali ne court aucun risque de rupture de denrées de première nécessité»

A quelques jours du ramadan, le Directeur général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), M. Boukadary Doumbia, a animé une conférence de presse vendredi dernier (25 mars 2022). Et ce qu’on retient, c’est que les marchés sont bien approvisionnés pour craindre une rupture. Ce qui devait maintenir les prix à un niveau assez supportable pour les ménages.

«Au regard du stock disponible, le Mali ne court aucun risque de rupture dans l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité» ! Telle est la promesse faite par le Directeur général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), M. Boukadary Doumbia, qui a animé une conférence de presse vendredi (25 mars 2022). Sous embargo depuis quelques mois et en cette veille du mois sacré de ramadan, le Mali n’est donc pas exposé à un risque de rupture dans l’approvisionnement des marchés en denrées de première nécessité.

Pour le premier responsable de la DGCC, l’embargo a certes un impact marginal sur l’approvisionnement de notre pays notamment en denrées de première nécessité, mais le Mali reste solide parce qu’il avait anticipé sur cette décision de la Cédéao et de l’Uémoa. Plusieurs stratégies ont été ainsi adoptées pour contourner les sanctions économiques et financières imposées au Mali. Selon M. Doumbia, les produits de première nécessité comme le sucre et le riz restent moins chers au Mali que dans certains pays voisins comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Et cela, à en croire le DGCC, est dû, entre autres, au fait que les commerçants sont de nationaux et certains disposent de leurs propres camions et peuvent transporter à moindre coût.

Ce climat positif sur le marché, malgré l’embargo accompagné d’asphyxie financière, a été possible grâce aux sacrifices consentis par le gouvernement de Transition en subventionnant les denrées de première nécessité. Ces efforts ont été initiés pour soulager les populations, particulièrement en cette veille du mois de ramadan, une période de grande consommation. «Le gouvernement de transition a pris toutes les dispositions pour approvisionner les différents marchés en produit de première nécessité et un système de contrôle des prix imposés afin d’éviter toute flambée injustifiée des prix, a été mis en place», a d’ailleurs assuré le président de Transition, Colonel Assimi Goïta, lors du dépôt du gerbe de fleurs au monument des Martyrs de la révolution de mars 91, samedi dernier.

A noter que la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a pour mission de suivre l’approvisionnement, c’est-à-dire faire en sorte que le commerce soit fluidifié. Elle ne saura imposer des prix qu’en cas d’exagération ou lorsque l’Etat apporte une subvention car le Mali a opté pour l’économie libérale. Une option avec des avantages et des inconvénients comme la complexité à fixer des prix uniques partout et dans tous les cas.

Oumar Alpha

STABILISATION DES PRIX : Les autorités veillent au grain

Malgré la morosité de la conjoncture économique mondiale due au Covid-19 et l’embargo imposé au Mali par la Cedeao, le gouvernement, soucieux du panier de la ménagère, déploie des efforts considérables pour maintenir les prix des denrées de première nécessité à un niveau accessible à la bourse des Maliens. « Il n’y a pas de feu en la demeure », rassure la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (Dgcc).

Contrairement à certaines informations tendant à créer la panique au sein de l’opinion publique nationale, le ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (Dgcc) en collaboration avec les opérateurs économiques du pays, mettent les bouchées doubles pour soulager les consommateurs. En plus des efforts financiers, notamment les subventions à hauteur de plusieurs dizaines de milliards F CFA et l’abandon de plusieurs autres droits au cordon douanier à l’importation, la Dgcc est résolument engagée contre les spéculateurs et les contrevenants à la réglementation commerciale. Ainsi, la situation des prix des produits sur le marché se présente comme suit :

Le sucre local pour contenir l’inflation

Aujourd’hui, le prix du sucre importé connaît une légère augmentation sur le marché. Selon une note technique de la Dgcc, cela s’explique par une insuffisance de l’offre sur les marchés de consommation en raison de la non disponibilité de la production locale de Sukala et de N-Sukala estimée à 8.893 tonnes et la mise en tierce détention de plus de 16.000 tonnes de sucre importé au profit des créanciers gagistes.

Aussi, soutient-elle que l’absence du sucre local sur le marché national est consécutive à la volonté des directions des unités sucrières à céder la tonne à 436 600 F CFA TTC.

Ce niveau de prix carreau-usine, rapporte le document, ne garantit pas le prix au consommateur de 500 FCFA/kg fixé par arrêté n°2021-4712/MIC-SG du 15 novembre 2021. D’où la sensible inflation observée sur le marché.

Par ailleurs, la note informe qu’en dépit de l’octroi d’une subvention à la consommation sous forme de baisse de 50% de la base taxable au cordon douanier à l’importation de 60 000 tonnes de sucre, le prix CIF (coût, assurance et fret) port africain s’est établi depuis plus de trois mois à 583 euros, contre 375 euros en décembre 2020, soit une hausse de plus de 50%.

Et de rappeler que la commercialisation du sucre local s’effectue dans le cadre d’un programme dit de jumelage qui subordonne l’importation du sucre à l’achat préalable et à l’écoulement de toute la production des unités sucrières.

Ainsi, au titre de la campagne 2021-2022, la production cumulée de Sukala et de N-Sukala en prévision est évaluée à 81.000 tonnes, contre un besoin annuel de consommation nationale de 350.000 tonnes environ, soit un gap de 269.000 tonnes à importer.

Pour contenir l’inflation, le gouvernement a pris des mesures qui sont en cours, notamment: la diligence de la signature des contrats de Sukala et de N-Sukala sur la base d’un prix de 370.000 F CFA TTC afin de garantir au consommateur l’achat du kilogramme à 500 F CFA ; le dégagement d’un couloir d’évacuation du sucre en cours dans les navires et en attente au niveau des ports de transit.

Tension maîtrisée sur les prix du gaz et du ciment

La situation des prix du gaz butane et du ciment est sous haute surveillance, soutient la note technique de la Dgcc. Elle explique que depuis plusieurs mois, le marché de ces produits connaît des tensions résultant des facteurs endogènes et exogènes.

S’agissant du ciment, la note justifie l’augmentation du prix par la baisse de la production nationale et le ralentissement du flux des importations à partir de la principale source d’approvisionnement du Mali. Cela a été observé bien avant l’adoption des sanctions de la Cedeao.

La baisse de la production nationale est aussi consécutive à une panne technique survenue au niveau de la principale usine de production de ciment (Diamond Cement).

A ce titre, il faut rappeler que la consommation journalière de ciment est estimée à 10 000 tonnes, dont la moitié seulement est assurée par la production nationale qui n’est satisfaite présentement qu’à hauteur d’un quart.

Concernant le gaz butane, le document rapporte que le prix CIF Dakar est passé de 270 800 F CFA en décembre 2020 à 585 000 F CFA en novembre 2021.

Et d’ajouter que compte tenu du prix fournisseur et des obligations liées au respect des prix subventionnés des bouteilles de 2,75 et 6 kg fixés respectivement à 1 335 FCFA et 2 910 FCFA, certains opérateurs gaziers ont choisi de renoncer aux opérations d’importation en attendant la révision de la structure des prix et le paiement de plusieurs mois d’arriérés de subvention en souffrance.

Lutte implacable contre la spéculation

Il est fréquent qu’en période de crise, certains commerçants soient tentés de spéculer sur les prix des produits, créant ainsi une inflation injustifiée. Les services techniques de la Dgcc, conformément à leur mission quotidienne, ont décidé d’intensifier les contrôles au niveau des marchés. Ainsi, en application de l’arrêté n°2021-4712/MIC-SG du 15 novembre 2021 portant administration des prix du riz brisure non parfumé, de l’huile alimentaire, du sucre et du pain, des équipes de brigades de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence appuyées par des éléments de la police nationale ont été déployées sur le terrain.

Elles ont appréhendé plusieurs contrevenants contre qui des procès-verbaux ont été dressés et des lourdes sanctions prononcées conformément à la réglementation en vigueur.

Ces équipes de contrôle, il faut le rappeler, vérifient non seulement l’effectivité des prix indicatifs plafonds, mais également la régularité des transactions en exigeant la négociation des stocks anciens détenus avant l’embargo à leurs prix de revient majorés de la marge bénéficiaire habituellement pratiquée. Et la note technique est formelle : aucun dérapage des prix de quelque nature que ce soit ne sera toléré.

Par ailleurs, les autorités appellent les consommateurs à la sérénité et rassurent qu’il n’y a aucune raison de paniquer. Car la situation est sous contrôle, malgré la crise que vit le pays.

Dieu veille !

Harber MAIGA