Le côté obscur de Red Bull – Les périls des sports extrêmes

Red Bull a poussé à plusieurs reprises les sports extrêmes à leurs limites avec des cascades publicitaires risquées et controversées. Un certain nombre d’athlètes ont subi des accidents mortels au cours de certaines des épreuves. Red Bull va-t-il trop loin ?

Red Bull a créé un empire valant des milliards avec ses boissons énergisantes. L’une des raisons de son succès est sa machine marketing unique. Red Bull a changé la Formule 1, a sponsorisé un saut de la stratosphère et poussé les sports extrêmes à leurs limites. Mais il y a une quantité croissante de critiques concernant ces coups de publicité. Un certain nombre d’athlètes ont subi des accidents mortels au cours de certaines des épreuves.

En 2009, un base jumper suisse est mort après un saut d’un grand immeuble. Un skieur extrême canadien a sauté d’une falaise de 300 mètres de haut dans les Dolomites. Il est mort au cours de la tentative. Dans The Dark Side of Red Bull, nous examinons six de ces décès tragiques. Nous parlons à des parents, des amis et des experts en publicité d’Europe et des États-Unis. Ce documentaire demande également si Red Bull est prêt ou non à prendre position publiquement sur les critiques croissantes.

La plus grande course de dragsters du monde 4

C’est une comparaison Internet classique : Nissan GT-R contre Porsche 911 Turbo. Lequel est le plus rapide ? Lequel est le meilleur ? Quel est celui sur lequel vous devriez donner un coup de fouet (virtuel) à vos amis ? Cette vidéo y répond, en quelque sorte.

Mettant en scène les 10 voitures de la meilleure voiture de conducteur de Motor Trend pour une course de dragsters ultra-large d’un quart de mille, la plus grande course de dragsters au monde comprend d’autres bêtes telles que la Camaro Z/28, la Jaguar F-Type R Coupé, BMW M4 et i8, Alfa Romeo 4C, Subaru WRX STI, Volkswagen GTI et Ford Fiesta ST.

Comme on pouvait s’y attendre, cependant, le duo à traction intégrale et turbocompressé de la 911 et de la GT-R s’enfuit avec le spectacle, la Porsche enregistrant un temps de 10,9 secondes à 126 mph et la GT-R à 11,1 secondes et 125,3 mph.

Telstra dévoile son hub Smart Home

Telstra a dévoilé le hub Telstra Smart Home aux côtés de 10 appareils intelligents pour la maison, le produit « ciblant chaque Australien » devant être lancé plus tard cette année.

Le produit fonctionne efficacement comme un hub pour contrôler les appareils Internet des objets (IoT) à la maison, contrôlés via une application sur des smartphones et des tablettes.

Telstra a présenté une ampoule intelligente, un capteur de fenêtre, un capteur de porte, des capteurs de mouvement à faisceau large, une prise d’alimentation intelligente, la serrure de porte intelligente Lockwood, un thermostat intelligent, une caméra Wi-Fi extérieure, une caméra Wi-Fi intérieure et le hub Smart Home lui-même.

« Il y a 10 appareils que nous lançons aujourd’hui, et il y en a des dizaines d’autres que nous évaluons, mais il ne s’agit pas vraiment de ces appareils mais des automatisations et des connexions et de la conservation qui se produisent entre ces appareils pour créer des expériences dans la maison qui améliorent la vie de nos clients », a expliqué John Chambers, directeur exécutif de Home and Premium Services.

« Nous le faisons avec une seule application, et il y aura un hub au centre de celle-ci … le hub Telstra Smart Home sera au centre de chaque solution, chaque package. »

Il y aura deux packages disponibles au lancement, a déclaré Chambers : un package « Watch and Monitor » et un package « Automation and Energy ».

« Les packages de lancement sont basés sur les recherches que nous avons effectuées. Les deux sont un package Watch and Monitor, qui comprendra également le hub intelligent, les capteurs de porte et de fenêtre, et une caméra à détection de mouvement qui vous permet de regarder ce qui se passe à la maison », a-t-il déclaré.

« L’autre est le package automatisation et énergie, un autre ensemble de solutions très important pour nos clients pouvant gérer l’énergie à la maison. Cela comprendra à nouveau des capteurs de portes et fenêtres, des prises intelligentes, ainsi que des capteurs de mouvement qui vous permettent de suivre mouvement et allumer et éteindre les choses au fur et à mesure que les gens vont et viennent de la maison. »

Les packages seront proposés sur une base d’inscription de 24 mois et payés mois par mois à « un prix vraiment attractif ».

Les paiements mensuels fourniront aux clients un « ensemble d’appareils de base », une couche de service comprenant l’aide de Telstra et une connectivité domestique.
« Nous voyons qu’il grandit pour devenir effectivement un nouveau réseau avec lequel les clients interagiront, et nous voyons que la croissance des revenus pourrait potentiellement venir avec cela », a ajouté Chambers.

Cynthia Whelan, directrice du groupe International and New Businesses, a déclaré que Telstra Smart Home arrive à un moment où l’IoT augmente en termes de nombre d’appareils et de revenus.

« Aujourd’hui, le ménage australien moyen compte environ neuf appareils connectés, et il est prévu que d’ici 2020 environ, ce qui n’est que dans trois ans et demi, le nombre moyen d’appareils connectés dans les foyers australiens sera plus proche de 30 », a déclaré Whelan. Mercredi matin.

« Au cours des cinq prochaines années, il a été prévu que l’industrie de la maison intelligente en Australie va valoir plus d’un milliard de dollars australiens par an. Lorsque vous prenez en compte le marché des services à domicile, qui avoisine déjà les 50 milliards de dollars australiens par an, et le potentiel de perturbation de ce marché est important, donc lorsque vous mettez les deux ensemble, ce sont des chiffres assez prudents quant à la direction que le marché pourrait atteindre. »
La plupart des appareils intelligents fournis via les packages par Telstra seront sous garantie pour la durée de l’abonnement d’un client, la compagnie de téléphone s’attendant à avoir des centaines d’appareils compatibles plus près du lancement, y compris HomeKit d’Apple.

Pour développer, choisir et déployer les appareils intelligents, Telstra a signé un partenariat exclusif de cinq ans avec Icontrol Networks.

« Icontrol compte des dizaines de millions d’appareils connectés via des solutions d’automatisation et de sécurité dans le monde entier », a déclaré Chambers.

« Nous sommes vraiment enthousiasmés par le partenariat avec Icontrol, c’est un partenariat exclusif en Australie, et il nous permet d’avoir une plate-forme flexible, une qui peut intégrer plusieurs appareils et autres plates-formes au fil du temps alors que nous travaillons avec d’autres clients pour voir ce qui fonctionnera vraiment en Australie.

« Il ciblera tous les Australiens. »

Telstra prévoit également de lancer plus tard des packages plus axés sur l’énergie et la santé.

« [Telstra Smart Home] fait également partie de la diversification de Telstra en tant qu’entreprise technologique, et cela correspond également aux intérêts que nous avons dans des entreprises comme la santé électronique », a déclaré Whelan.

« Il y a aussi des opportunités passionnantes alors que nous regardons vers l’avenir dans le domaine de l’énergie. Nous avons récemment annoncé Telstra Energy, et certaines des opportunités que nous examinons sont la gestion potentiellement dynamique de l’énergie, et le travail que nous réalisons dans Telstra Energy avec le travail que nous faisons ici à Telstra Home. »

Les paquets de santé seront publiés après Noël, potentiellement au début du calendrier 2017, a déclaré Chambers.

« Ce que nous voyons, c’est la convergence de solutions de e-santé davantage orientées vers les télécommunications avec des solutions intelligentes, nous allons donc lancer des packs liés à la santé sur cette plate-forme qui rendent … aujourd’hui. »

En termes de réseau IoT à utiliser, je

nvers l’avenir, Chambers a pointé vers le réseau à bande étroite (NB-IoT).

« Nous sommes plus attirés par le spectre IoT à bande étroite avec notre partenaire Ericsson, et c’est la beauté de la plate-forme de maison intelligente : nous travaillerons avec une voiture connectée, des capteurs, des trackers, une bande étroite, etc. Tous ces éléments interagiront avec cette plate-forme.  »

Bien qu’il existe une opportunité d’étendre la solution de maison intelligente sur les marchés étrangers de Telstra, Whelan a affirmé que la compagnie de téléphone cherchera d’abord à s’assurer que le produit fonctionne bien en Australie.

Le temps n’efface pas les sentiments ; il nous permet de les mettre à leur place

Le temps ne résoudra pas vos conflits, n’effacera pas ces sentiments qui suppurent en vous, ni ne vous permettra d’oublier ce qu’il s’est passé.

Cette affirmation est très dure, certes, mais pourtant bel et bien réelle : le temps vous aide seulement à mettre chaque chose à sa place, et fait de vous le protagoniste de votre vie.

Ainsi, lorsqu’on lit chez Miguel de Cervantes que le temps donne de douces issues à d’amères difficultés, on peut considérer que le temps est un outil permettant le changement.

Du fait des adversités auxquelles on se voit confronté, on part à la dérive, mais les jours qui passent nous donnent l’espoir d’une harmonie émotionnelle.

“Le temps est très lent pour ceux qui attendent, très rapide pour ce qui ont peur, très long pour ceux qui souffrent, très court pour ceux qui profitent ; mais pour ceux qui aiment, le temps est une éternité.”

-William Shakespeare-

Le temps est relatif et uniforme, et diffère selon la psychologie de chacun.

C’est pourquoi le temps ne peut effacer la souffrance, mais peut en revanche nous permettre de disposer de l’espace suffisant pour continuer et avancer ; parfois, quelques mois sont nécessaires, et d’autres fois, quelques années.

Vous êtes le protagoniste de votre histoire
Comme l’a dit Borges, génie argentin, le temps modèle notre vie en fonction des sentiments qui émanent de nous à chaque instant et qui renforcent la personne que l’on est : c’est le compositeur qui unit l’oeuvre de nos jours, oeuvre dont nous sommes le protagoniste.

mujer-con-cuervo
Le temps que nous nous donnons à nous-même pour digérer une mauvaise passe est tout aussi efficace que ces amis proches ou toute autre personne qui nous proposent leur aide.

C’est un soutien dont on peut être très reconnaissant, mais pour autant, personne d’autre que nous-même ne peut vivre à notre place.

“Peu importe ce qu’il nous est arrivé, ce qu’il nous arrive ou ce qu’il peut nous arriver : il y a un espace entre ces choses et les réponses qu’on y donne.”

-Stephen Covey-

Si vous ressentez le besoin de retrouver le courage, vous devez prendre les choses en mains et décider.

Si au contraire, tout cela est derrière vous et que les choses se sont apaisées dans votre vie, vous vous rendrez compte des efforts personnels que ce travail sur vous-même a pu supposer, efforts personnels probablement encouragés par vos proches ainsi que le temps, qui a joué le rôle de laboratoire de vos actes afin que ces derniers puissent avoir des conséquences positives.

Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose
Avec du temps et du courage, tous ces sentiments qui ont pu nous faire du mal ou qui nous en font encore ne s’effacent pas.

Il s’agit d’une sorte de tatouage avec lequel on doit vivre, mais qui nous permet aussi de situer les choses : chaque chose trouve sa place dans notre coeur et dans notre mémoire, de telle façon qu’elle reste ancrée en nous après s’être transformée : malgré la piqûre de douleur qu’il reste peut-être quand vous touchez cette zone, vous n’êtes plus paralysé, mais cela engendre le souvenir d’une leçon tirée par le passé qui vous a permis d’avancer.

On comprend donc qu’il n’y avait pas de place pour le doute et que cet endroit, où aujourd’hui réside la douleur, était sa place.

Puis viendra le lendemain, et vous n’aurez rien oublié : les frissons, soient-ils bons ou mauvais, ne s’oublient pas.

Sachez également que vous ne souffrirez pas plus si vous parvenez à pardonner les autres ou, dans certains cas, à vous pardonner vous-même : il s’agira d’une nouvelle leçon de vie où le véritable héro c’est vous, ce n’est pas le temps.

Le temps vous apprendra à regarder et à estimer
Malgré tout, le temps nous permet d’ouvrir les yeux et de valoriser le moment présent, au cours duquel la vie prime sur le reste, au cours duquel on peut établir bien d’autres relations que celles consistant à prendre soin et à estimer, et au cours duquel il y a davantage de personnes et de projets demandant que l’on y mette un peu du nôtre.

“Avec le temps, vous apprenez que la vie, c’est ici et maintenant, et que peu importe combien de plans vous avez, demain n’existe pas et hier non plus.”

-Verónica Shoffstall-

Peu importent les plans que l’on a établi si on reste passif et qu’on ne fait rien pour qu’ils se concrétisent. On ne parviendra pas à se sentir mieux si on n’actionne pas la clé de la force intérieure : le temps peut aider, si tant est que l’on ne le charge pas de tout le travail, auquel cas il fuira.

Le temps, enfin, vous apprendra à regarder la vie depuis aujourd’hui et pas depuis hier ou demain : ceux qui sont partis parce qu’ils l’ont voulu ne sont plus là ; ceux qui sont partis même sans le vouloir, sont là ; ceux qui ne sont pas partis, veulent que l’on soit là.

Et si on ne prend pas conscience de cela, le temps s’échappera sans même se retourner vers nous.

Portrait de Noumoussa Soumaoro dit Moussa Kanté, ou encore Vieux Kanté, chanteur et joueur de Kamele Ngoni

C’est à la fin des années 1990 à Bamako au Mali que se fait connaître Noumoussa Soumaoro dit Moussa Kanté, encore appelé Vieux Kanté, chanteur et joueur de Kamele Ngoni. Il va œuvrer à porter très loin la technique et la sphère musicale de l’instrument.

Le kamale ngoni est un instrument acoustique de la musique d’Afrique de l’Ouest, très populaire et prisé des jeunes depuis le début des années 1960, et associé au renouveau de la musique Wassoulou. Il est proche de la kora, avec moins de cordes et d’une construction légèrement différente (calebasse coupée au 2/3).

Le kamale ngoni a effectivement accompagné la reconnaissance internationale de la musique Wassoulou  dans les années 80 et 90, avec Yoro Diallo qui occupe une place de choix parmi les précurseurs de la musique Wassoulou en tant que virtuose du kamele ngoni. Oumou Sangaré y a également joué un grand rôle en mettant  en avant l’instrument dans le groupe  qui l’accompagnait sur scène. Actuellement, on trouve des kamele ngoni avec 8, 10, 12 voire 14 cordes.

Abou Diarra est un des disciples les plus connus de Vieux Kanté. Il est à son tour devenu un veritable virtuose du ngoni et un excellent professeur. Rien de mieux que lui pour évoquer et rendre un vibrant hommage à son maître qu’il a très bien connu entre 1998 à 2005, années qu’il a passées à ses côtés.

«Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né aveugle, en 1974 à Niesmala dans la région de Sikasso (sud du Mali). Dès 7 ans, il s’intéresse à la musique et explore les percussions et le djembé. A onze ans, ses frères quittent la maison pour le travail et laisse Moussa Kanté seul en compagnie d’un n’Goni à 6 cordes. Ce fut le début d’une longue histoire entre le n’Goni et le Vieux Kanté. Il quittera ensuite son village pour rejoindre Bamako où il y restera de 1987 à 2000. Il ajoutera des cordes à son n’Goni et puisera des sonorités dans le jazz, le blues et improvisation.

Il sera surnommé très vite, le « vieux Kanté sans commentaire » car il peut remplacer lors des cérémonies un guitariste ou un bassiste. Sa virtuosité est à couper le souffle et son talent est vite reconnu par tous. Il utilise son n’Goni comme une harpe, une guitare, une percussion… Son ascension est fulgurante. Il est invité par les plus grands musiciens et participe à des concerts dans toute l’Afrique et l’Europe.

Il enregistre un album en 2004 « Laban », qui ne sera pas diffusé, à notre grand regret et décède en 2005, alors que sa carrière prend un tournant international. Il laisse un grand vide derrière lui tant au niveau de la musique et de ses qualités humaines. Cet artiste au talent monstre mérite d’être découvert, connu et reconnu par tous. Que son âme et son travail reposent en paix dans le monde immortel de la musique et des arts. »

Il n’est possible d’écrire sur Vieux Kanté sans mettre en lumière le label « Sans Commentaire » et notamment le musicien/ arrangeur/ ingénieur du son Vincent Dorleans. Ayant eu la chance de côtoyer Vieux Kanté en 2002, il l’a enregistré dans ce qui s’avèrera être son seul album solo (album « sans commentaire » sorti en 2012 sur le label du même nom « sans commentaire »).

« Il y a maintenant dix ans, j’ai passé une année à Bamako pour étudier les percussions et réaliser des enregistrements. Au fil de mes rencontres j’ai eu l’occasion de jouer et d’enregistrer Vieux Kanté en solo : deux pistes de kamele ngoni, accompagnement et solo, et la voix lors d’une soirée d’hiver, soit 7 titres. Vieux était alors une star montante dans la capitale mais son handicap freinait le lancement de sa carrière internationale, bien qu’invité des plus grands festivals (à Montréal par exemple). Il vivait dans un endroit sans eau, sans électricité, et pas de téléphone portable à l’époque (ni téléphone tout court d’ailleurs), il parlait également peu le français encore.

Malheureusement les bandes ne furent pas exploitable du fait des mauvaises conditions d’enregistrement, avec un cubase, un vieux pc, des micros pas terrible, pas de compresseur et des pics de saturation… s’ajoutaient le découragement et les difficultés de sortir un premier disque, bref le projet s’endort… jusqu’a ce que j’apprenne il y a deux ans l’apparition de nouveaux outils de traitement audio (Izotope) permettant d’enlever la saturation et de faire du traitement de qualité. Vieux Kanté s’est fait une place de choix sur la scène artistique de Bamako et a développé un style unique. Il a collaboré et joué avec les plus grands, Toumani Diabaté, Salif Keita ou encore Lester Bowie, il a joué également avec le groupe hollandais San et trace sa voie en tant que leader et compositeur de façon complètement originale. »

L’album « sans commentaire » peut être commandé sur le site web du label www.sans-commentaire.net. Vous pouvez également soutenir les derniers projets du label de Vincent Dorleans, avec en particulier le très beau Mali Country qui doit bientôt sortir avec un extrait à écouter ici : http://www.sans-commentaire.net/djougouya2.mp3
Il y a d’autres albums à découvrir et tous sont joliment agrémentés d’une très belle pochette faite par l’illustrateur Tofdru http://www.tofdru.com/

N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu!

Gérald, invité de marque de Off\On !

Participation des femmes au scrutin législatif 2013 : Un trio d’Amazones déterminées à changer le paysage politique

Les élections législatives du 24 novembre 2013 ont connu une   participation très encourageante des femmes. Le cas le plus édifiant étant la présentation de listes électorales uniquement composées de femmes dans  certaines circonscriptions. A titre d’exemple on peut citer celle présentée dans la commune II du District de Bamako et une autre à Djenné. Il s’agit d’une première dans l’histoire politique du Mali.

Rappelons qu’à la veille des législatives, le ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant avait réuni les cadres des partis politiques, afin de les exhorter assurer une présence accrue et un meilleur positionnement des femmes sur les listes électorales. Un vœu qui n’a malheureusement pas été entièrement exaucé, au vu des résultats du premier tour des législatives. Nous avons rencontré un trio d’Amazones candidates malheureuses en Commune II.

Malgré leur défaite, elles se disent déterminées de continuer à faire la politique. » Le Mali a besoin d’une réforme totale de l’éducation en y insérant une instruction civique. Les femmes doivent s’investir davantage dans les activités politiques, afin de cerner les réels problèmes du pays et bannir une fois pour toutes les pagnes, tasses et argent distribués lors des élections.  Il faut qu’elles comprennent qu’on se sert seulement d’elles alors qu’elles peuvent contribuer autrement au développement socio-économique » a reconnu Augustine Sangaré, l’une des candidates malheureuses.

Avant d’ajouter avec regret : » Malheureusement, nous n’avons pas été comprises par la majorité de nos concitoyens de la commune II. Le changement au Mali prendra le temps qu’il faudra, mais nous allons l’accompagner avec  notre parti JAMAA,  telle est notre vision. C’est d’ailleurs, dans ce cadre que notre parti politique a été créé après avoir vécu en association. Ce parti rassemble toutes les compétences, car nous sommes convaincues que c’est en conjuguant nos efforts que nous pouvons construire ce pays. Que l’on soit homme ou femme dans ce parti, les compétences sont égales « .

Parlant de leur motivation, Mme Sangaré explique qu’elle se résume à une prise de conscience après les événements malheureux survenus au Mali. « Il n’est plus question que nous restons en marge du développement de notre nation « .

Pour sa part, Mme Diallo pense que, malgré leur défaite au premier tour des législatives, leur avenir politique est très positive, et qu’au sortir des législatives, elles ont eu beaucoup d’enseignements. « Nous avons perdu, mais l’enseignement retenu est essentiellement basé sur l’incompréhension des enjeux de cette élection par la population. Le choix des représentants du peuple à l’Hémicycle doit être basé sur une présentation de programme électoral bien établi, la moralité des personnes et la confiance. Notre avenir politique ne fait que commencer,  JAMAA ta de be laban « . Pour le second tour, elle affirme » nous sommes en train d’analyser la situation, et nous donnerons le moment venu des consignes de vote« .

Le projet de société des Amazones

Dans leur projet de société, les trois candidates se sont focalisées sur l’environnement, l’économie et l’emploi. Ainsi, elles ont proposé l’adoption de textes dans ce sens. Elles prônent également le retour à une forme de contrôle des prix pour lutter contre la cherté de la vie et pour un encadrement par le législateur des taux d’intérêt appliqués par les structures financières décentralisées en matière de microcrédit. Elles jugent que les taux que ces établissements pratiquent actuellement sont souvent léonins.

La lutte contre la mendicité développée dans notre pays sera soutenue par une loi qui permettra de réprimer les dérives et instaurera un accès gratuit à l’éducation scolaire ou professionnelle aux enfants de la rue. En matière d’environnement, il s’agira de mettre en œuvre les dispositions relatives à la salubrité et à l’assainissement. S’agissant de l’emploi des jeunes, les textes facilitant l’accès aux terres agricoles pour ceux qui désirent s’installer à leur compte en zone Office du Niger seront proposés et soutenus par la liste Jaama à l’Hémicycle.

Ce parti a donc choisi des femmes engagées, dynamiques et courageuses pour solliciter, dimanche dernier, les suffrages de la population de la Commune II du district de Bamako. Elles œuvrent depuis des années au sein d’associations de la société civile bien connues. Ce qui les a conduites à intégrer le milieu de la politique, convaincues qu’elles peuvent promouvoir le changement attendu par nos compatriotes.

Qui sont les Amazones de la Commune II ?

Nous sommes allés à la rencontre des trois porte-drapeaux du parti Jamaa en Commune II, du District pour les législatives. Le trio à la conquête de l’Hémicycle est constitué de professionnelles aguerries dans leurs métiers respectifs. Mme Welle Diallo Hawa Thiermin Traoré est la doyenne de la liste. Elle est éducatrice et directrice du jardin d’enfants » Den Kadi » depuis 8 ans. Née en 1955, elle est mariée et mère de 2 enfants. Elle est la vice-présidente du Réseau national pour l’épanouissement économique et social de la femme et sa coordinatrice en Commune II depuis 2004.

Mme Najim Fatoumata Diarra est quant à elle née en 1965. Mariée et mère de 3 enfants, elle est cadre supérieure de banque. Elle connaît bien le milieu de la micro-finance pour avoir été commissaire aux comptes du réseau de caisse d’épargne et de crédit « Layidou Wari « .

La troisième de la liste se nomme Mme Diallo Augustine Sangaré. Elle est née en 1977, mariée et mère de deux enfants. Après l’obtention de son Diplôme d’études universitaires générales (DEUG) à l’Ecole des hautes études professionnelles (EHEP devenue depuis UIG), et un bref passage à Elf-Mali, elle rejoint le groupe Air France où elle évolue depuis près de treize ans comme agent des services commerciaux.

Clarisse NJIKAM

Législatives 2013 en CII du District de Bamako : Trois battantes pour représenter le parti Jamaa

C’est nouveau dans notre pays, et porteur d’espoirs pour toutes les Maliennes. Trois femmes sont les porte-drapeaux du parti Jamaa en Commune II du District pour les législatives. Trois battantes, des professionnelles aguerries dans leurs métiers, brigueront donc les suffrages des électeurs et électrices, pour ce qui constitue une première courageuse.

Les partis politiques maliens ne brillent pas par leur propension à favoriser l’émergence politique des femmes, c’est un euphémisme que de le dire! C’est pourquoi il faut signaler et apprécier très positivement le choix du parti Jamaa de présenter une liste entièrement féminine aux législatives 2013 dans la Commune II du District de Bamako.

Le lancement de la campagne de ce trio de candidates a eu lieu le samedi 16 novembre 2013 dans l’après-midi, sur le terrain de sports de la Cité des Infirmiers à Quinzambougou, en présence de leurs proches et d’une foule de militants et de sympathisants de leur parti, plus de nombreux curieux venus découvrir ces futures Honorables atypiques..

Mme Welle Diallo Hawa Thiermin Traoré, la doyenne de la liste, est éducatrice et Directrice du jardin d’enfants Den Kadi depuis 8 ans. Née en 1955, elle est mariée et a 2 enfants. C’est la Vice-Présidente du Réseau national pour l’épanouissement Économique et Social de la Femme et sa coordinatrice en Commune II depuis 2004.

Mme Najim Fatoumata Diarra, née en 1965, mariée et mère de 3 enfants, est cadre supérieur de banque. Elle connaît bien le milieu de la microfinance pour avoir été Commissaire aux comptes de Layidou Wari
Mme Diallo Augustine Sangaré, née en 1977, a deux enfants. Après l’obtention de son Diplôme d’études universitaires général (DEUG) à l’Ecole des Hautes Etudes Professionnelles (EHEP), et un bref passage à ELF Mali, elle a rejoint le groupe Air France, où elle évolue depuis près de treize ans comme agent des services commerciaux.

A leur programme, trois axes majeurs, l’environnement, l’économie et l’emploi. Si nos candidates entrent à l’AN pour la prochaine législature, elles proposeront l’adoption de textes dont la pertinence est évidente, de notre point de vue. Ainsi, elles prônent le retour à une forme de contrôle des prix pour lutter contre la cherté de la vie et pour un encadrement par le législateur des taux d’intérêt appliqués par les structures financières décentralisées en matière de microcrédit, taux souvent léonins.

S’agissant de la lutte contre la mendicité, la liste Jamaa préconise l’adoption d’une loi qui permettrait de réprimer les dérives et instaurerait un accès gratuit à l’éducation scolaire ou professionnelle aux enfants des rues. En matière d’environnement, il s’agira de mettre en œuvre les dispositions relatives à la salubrité et à l’assainissement et, s’agissant de l’emploi des jeunes, un accès facilité aux terres agricoles pour ceux qui désireraient s’installer à leur compte en zone Office du Niger, car, comme elles le répètent «il n’y a pas de sot métier».
Nos trois candidates jouissent, tant dans leur entourage professionnel et familial, qu’auprès de leur voisinage, d’une réputation avérée de sociabilité, d’engagement, de dynamisme, de créativité, de générosité et de respect du prochain. En outre, elles œuvrent depuis des années au sein d’associations de la société civile bien connues, ce qui les a amenées à intégrer le milieu de la politique, convaincues qu’elles étaient de pouvoir y promouvoir le changement attendu par leurs compatriotes.
Atteindront-elles leur objectif, être élues le 24 novembre ou le 15 décembre prochain? C’est tout ce que nous leur souhaitons, mais, si cela n’était pas le cas, rendez-vous lors des communales de 2014 !

Ramata Diaouré

Publicité: les appareils mobiles bouleversent les stratégies des annonceurs

La publicité mobile est en plein essor, et le rôle de plus en plus important que téléphones intelligents et tablettes tiennent dans nos vies pousse les marques et les annonceurs à bâtir une grande partie de leur stratégie marketing autour des terminaux mobiles.

Il est loin le temps où la publicité pour les téléphones consistait en l’envoi de SMS. Aujourd’hui multiforme, avec des vidéos interactives et des offres personnalisées, elle a suivi l’évolution des technologies mobile, et surtout, elle est ciblée en fonction du terminal: tablette ou téléphone.

Selon le cabinet Deloitte, les tablettes devraient générer environ 4,9 G$ US de revenus publicitaires en 2013 et les téléphones intelligents près de 3,4G$ US.

La publicité sur tablettes devrait connaître une plus forte croissance avec une hausse de 50-55% en 2014 et de 30-35% pour les téléphones, souligne encore Deloitte, à l’occasion du congrès mondial de la téléphonie mobile, qui prend fin jeudi à Barcelone.

Mais le mobile est bien plus qu’un nouveau vecteur de publicité. On assiste à un «changement du comportement des consommateurs avec le portable qui envahit par exemple les domaines du magasinage, de la banque et du voyage», estime Thomas Husson analyste chez Forrester.

Les marques doivent donc adapter et optimiser leurs sites internet pour le mobile et apprendre à interagir avec les consommateurs en temps réel.

«L’ensemble des annonceurs mettent de l’argent dans leur site Web, mais ce n’est pas eux qui choisissent d’où, ou avec quel appareil les gens vont se connecter », explique Philippe Leclerc un des fondateurs de l’agence de marketing mobile Ad4screen qui opère dans une cinquantaine de pays.

Le 1er mai 1898: La prise de Sikasso

Capitale du Kénédougou, Sikasso comptait environ 15000 habitants. Son « tata » était en terre glaise, les murs en étaient très élevés. Leur tracé présentait une série de saillants arrondis et des rentrants ingénieusement combinés : c’était une véritable enceinte bastionnée, très étendue, ayant environ trois kilomètres de tour, devant laquelle, en 1887, l’almany Samory échoua, malgré ses 5000 guerriers.

Soumis à la domination française, l’ancien roi Tieba, qui avait besoin de nos forces pour résister aux potentats voisins, devenait inquiétant dès qu’il ne se sentait plus en danger.

Tout d’abord, le capitaine Quiquandon, puis le lieutenant Marchand, résidèrent auprès de lui comme représentants de la France et devinrent les conseillers intimes du roi et les généralissimes de ses troupes.

La mission que Marchand, menacé bien souvent, eut à accomplir, n’était précisément pas une sinécure, car Tieba cherchait par tous les moyens possibles, par de continuelles équivoques, à échapper ou tout au moins à éluder les engagements pris vis-à-vis de la France.

Au moment de l’expédition de 1891 contre Samory, le capitaine Péroz, de l’infanterie de marine, aujourd’hui colonel, fut envoyé auprès de Tieba pour être fixé sur la contenance que celui-ci comptait prendre à cette occasion : serait-il avec nous, serait-il hostile, serait-il neutre ?

L’accueil que notre envoyé reçut fut peu engageant, mais Tieba consentit enfin à nous aider : pur intérêt de sa part.

En 1892, la résidence de Sikasso fut supprimée. A la mort de Tieba, en 1895, son fils Babemba lui succéda. Circonvenu par Samory, le roi du Kénédougou ne parut pas désireux de suivre son père dans son semblant d’alliance avec la France. Il resta, en quelque sorte, indécis.

Lors des opérations qui eurent lieu, en 1897, dans le bassin de la Volta, le colonel de Trentinian envoya au « fama » le capitaine Braulot (tué plus tard à Bouna) pour s’assurer de ses intentions. Il fut reçut avec de grands honneurs et accueilli chaleureusement pendant son séjour à Sikasso. Grâce à cette intervention, l’expédition put avoir lieu sans être inquiétée.

Mais, en janvier 1898, le lieutenant-gouverneur du Soudan, M. le lieutenant-colonel Audeoud, de l’infanterie de marine, ayant appris que des relations suivies existaient entre Babemba et Samory, notre ennemi le plus acharné, une seconde mission, sous les ordres du capitaine d’infanterie de marine Morisson, fut envoyée, fin février, auprès du « fama ».

Le capitaine Morisson devait rester à Sikasso pour y remplir les fonctions de résident de France.

L’accueil fut cette fois nettement hostile. Morisson à travers les populations malveillantes et menaçantes dut rétrograder sur Ségou. Les bagages de la mission furent pillés.

On résolut de marcher sur Sikasso. Une colonne forte de 1500 hommes, comprenant du canon (Infanterie de marine, tirailleurs sénégalais, artillerie et conducteurs), partit de Bammako, sous le commandement du lieutenant-colonel Audeoud, assisté de son chef d’état-major, le commandant Pineau.

Après quatorze combats et quinze jours de siège, l’assaut fut donné le 1er mai 1898. L’attaque commencée au point du jour ne prit fin que vers trois heures de l’après-midi. Trois colonnes avaient été formées.

Dans la pénombre de l’aube, silencieuses, les trois colonnes s’avancèrent baïonnette au canon, puis s’arrêtèrent à genoux à trois cents mètres du grand « tata », dont les formes, d’abord indécises, se révélèrent lentement sous l’action du jour, montrant les trois brèches béantes.

Des remparts, les premières balles sifflaient déjà. Des feux s’allumaient légers comme des feux follets. C’était l’éveil des sofas, tous à leurs postes.

Nous avancions au pas de charge, écrit un capitaine ayant assisté à l’affaire, menés par le clairon. A cinquante mètres de la brèche la fusillade éclata. – En avant ! A la brèche ! crièrent les officiers.

En sept minutes, sans coup férir, la colonne franchit les cinq cents mètres qui la séparaient du fortin. L’élan des troupes était magnifique. Nous faillîmes enlever même Babemba qui avait été amené sur le mamelon par tout ce bruit.

La résistance fut acharnée : la défense du « tata » où Babemba se fit tuer avec ses frères et 200 sofas de sa garde, fut héroïque. Ce réduit était si fortement organisé que la brèche ne put être pratiquable qu’après l’explosion de plusieurs obus à la mélinite. Les défenseurs se firent tuer sur place.

La ville fut défendue maison par maison : un millier de soldats du fama restèrent sur le terrain.

De notre côté, les pertes furent sensibles, ce qui prouve bien l’acharnement du combat et la ténacité de la résistance pendant ces deux semaines.

2 lieutenants tués.

3 officiers blessés,

5 sous-officiers européens blessés,

56 tirailleurs indigènes tués

150 blessés !

Au total, 216 morts ou blessés, ce qui constitue une perte considérable.

Le lieutenant Gallet (Jean-Baptiste-Ladislas-Paul), hors cadres, détaché à l’état-major du Soudan, a trouvé la mort glorieuse des braves devant Soukfourani, aux environs de Sikasso, en conduisant à plusieurs reprises, quelques jours avant, à l’assaut les tirailleurs sénégalais. Né le 19 avril 1870, sorti de Saint-Cyr le 1er octobre 1892, cet officier avait le plus bel avenir devant lui. Il appartenait au 148e régiment d’infanterie de ligne, à Verdun, lorsqu’il fut détaché au Soudan.

Le lieutenant Loury (Hugues-Just), de l’infanterie de marine, détaché également à l’état-major du lieutenant-gouverneur, fut tué à la tête de sa compagnie au moment où elle marchait pour soutenir les tirailleurs indigènes. Né le 24 novembre 1867, engagé volontaire le 24 novembre 1885, sorti de Saint-Maixent le 24 mars 1890, nommé lieutenant le 1er avril 1892, Loury pouvait espérer, en raison de son jeune âge et de ses services, une situation toute exceptionnelle.

Voici les noms des officiers ayant assisté à l’assaut :

  1. Colonne de droite : capitaine Morisson, lieutenants Loury et Blondiaux, sous-lieutenant Gérard ;
  2. Colonne du centre : lieutenant Méjane ;
  3. Colonne de gauche : capitaine Coiffé, lieutenants Buck et Mangin

Artillerie de montagne :

  1. capitaine Palâtre
  2. lieutenant Pelletier
  3. lieutenant Sav-Portes ;

Peloton de renfort :

  1. capitaine de Monguers,
  2. lieutenant Houet (grièvement blessé, jambe fracassée).

 

 

SOURCE : http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2013/05/02/le-1er-mai-1898-%E2%80%93-la-prise-de-sikasso/

La webtv Leader